Secrétaire d'état

en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion

72ème anniversaire des combats et incendie à La Bastide et Valmanya

Comme chaque année depuis près de dix ans, je me suis rendue aux commémorations des des combats et incendie des communes de La Bastide et Valmanya d'août 1944. Ces cérémonies rassemblement beaucoup de monde car au-delà de l'importance qu'elles ont pour l'histoire de notre département et pour la France, elles sont plus que jamais d'actualité.

Voici, à ce titre, le discours que j'ai prononcé à Valmanya :

Monsieur le Sous-Préfet,
Messieurs les Députés,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les Vice-Président(e)s du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents d’association,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs,

Comme chaque premier dimanche du mois d’août, c’est avec émotion que nous nous retrouvons aujourd’hui, pour commémorer l’ anniversaire des combats et de l’incendie de Valmanya.
Je veux vous dire à quel point je mesure l’importance de l’hommage qui nous rassemble ce matin. Cette cérémonie de Valmanya porte à elle seule la force du symbole de la résistance dans les Pyrénées-Orientales.
Nous sommes ici pour honorer, au nom du pays tout entier, celles et ceux qui ont combattu pour la liberté, durant l’occupation nazie. Ces femmes et ces hommes courageux, prêts à mourir pour lutter contre le fascisme et le nazisme, furent nombreux dans notre département, et plus particulièrement ici, à Valmanya, comme sur l’ensemble du territoire du Canigou. Je pense entre autres au village de La Bastide, où nous étions ce matin.

Mon discours lors des cérémonies en hommage à Jean Jaurès à Perpignan et Millas

Mes chers camarades,

Voilà 102 ans que Jean Jaurès a été assassiné pour les idées qu’il défendait. L’an dernier, à la même date, je commençais mon propos par ces mots de Jean Jaurès, prononcés en 1914, peu avant sa mort :

« Jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la responsabilité de vous adresser la parole ».

Ces mots étaient d’actualité en juillet 2015 : nous étions déjà menacés par les terroristes de Daech, et l’Europe venait d’éviter de justesse ce que l’on appelait alors le Grexit. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont toujours d’actualité. Le combat contre le terrorisme est devenue une priorité au niveau européen, et nous sommes en train de vivre le Brexit

Jean Jaurès nous réunit une nouvelle fois aujourd’hui. Femmes et hommes de gauche, nous lui devons beaucoup. Cette cérémonie du souvenir qui nous rassemble, comme chaque année, elle nous permet de regarder ensemble vers l’avenir. Jean Jaurès, nous lui devons beaucoup, car il a laissé derrière lui un héritage majeur pour la gauche : celui d’un idéal de société porté par une république sociale et pacifiste. Depuis 102 ans c’est toujours la gauche qui a permis le progrès social et l’émancipation des individus. Quand je dis la gauche, je parle de celle qui sait prendre ses responsabilités, celle qui n’a pas peur de gouverner, celle qui agit. Nous sommes cette gauche-là. Celle des congés payés, celle des 35 heures, celle du dialogue social, celle de l’abolition de la peine de mort, celle du revenu minimum d’insertion, celle du mariage pour tous et de la pénalisation des clients de la prostitution.

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